2 bonnes raisons d’investir en mobilité durable dans votre ville

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Gabriel Tisluck
Gabriel Tisluck
Le gars passionné qui concrétise de bonnes idées marketing en stratégies digitales
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2014 a marqué un tournant important : pour la première fois de l’histoire, la moitié de la population mondiale vivait en ville. Dans cette urbanisation, il est de plus en plus indéniable que le transport, un élément indispensable du quotidien de notre mode de vie moderne, joue un rôle important dans les changements climatiques. Les préoccupations des villes à ce sujet orientent de plus en plus leurs investissements, et la mobilité urbaine est au cœur de la solution. Cet article sert alors à donner 2 bonnes raisons pour lesquelles les villes doivent investir dans la mobilité durable.

C’est la réponse à plusieurs problèmes de société

Dans leur rapport sur les changements climatique en 2014, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) démontre que le transport est la source d’émissions de carbone liées à l’énergie connaissant la croissance la plus rapide au monde. En 2010, il représentait 23 % des émissions de GES liées à l’énergie et, dans ce contexte, les transports urbains étaient la principale source. Heureusement, les mentalités des villes tendent à changer pour comprendre que des véhicules à faibles émissions de carbone ne sont pas la seule solution si nous voulons résoudre les problèmes associés de congestion, de pollution et d’efficacité économique. L’investissement dans le transport urbain de masse pourrait réduire la congestion, fournir des transports abordables à un plus grand nombre de personnes et générer des retombées économiques encore plus importantes, tout en offrant des avantages environnementaux importants.

Selon Harvard Data Smart Cities Solutions, de plus en plus de villes s’intéressent à trouver des solutions à ces enjeux, en passant du de l’électrification des véhicules à des initiatives pour favoriser les changements de comportements des citoyens en matière de déplacement, comme c’est le cas pour les crédits de mobilité à Coventry, aux Royaume-Uni. Le maire de Los Angeles, et président du C40, un regroupement de villes qui font des pressions en faveur des actions pour le climat, statut ainsi que « Le transport en commun est plus qu’un simple moyen de déplacer les gens. C’est un vecteur d’opportunités, d’équité et d’une meilleure qualité de vie. ». Des études supportent même qu’il y a des bénéfices pour la forme et la santé associés au transport en commun, puisque le transport actif (marche et vélo) et le transport en commun sont complémentaires.

C’est un investissement intelligent et rentable

Bien qu’il y ait de nombreux bénéfices au plan de la société, le retour sur investissement reste toujours un aspect important, dans le contexte de ressources limités auquel font face les villes. Selon le rapport Climate Emergency, Urban Opportunity de la Coalition pour la transition urbaine, une nouvelle initiative mondiale, avec des experts de plus de 20 des principales institutions mondiales axées sur les villes, les investissements et les mesures dans le transport de passagers à faible émission de carbone ont eu des rendements bien supérieurs à d’autres secteurs, notamment les bâtiments, l’efficacité des matériaux et les déchets. Trois secteurs ont eu des rendements particulièrement élevés, soit le déploiement de véhicules plus efficaces et électriques, la mise en œuvre d’un transfert modal vers les transports en commun et la réduction de la demande de déplacements motorisés.

Si l’électrification et l’efficacité des véhicules peuvent réduire les émissions des transports, elles ne résoudront pas la congestion – elles ne feront que l’électrifier. Ces investissements et mesures doivent s’accompagner d’un transfert modal vers le transport en commun dans les villes, qui offre également des retombées économiques encore plus importantes. Dans leurs scénarios d’investissement en mobilité urbaine, la Coalition pour la transition urbaine démontre qu’un investissement total de 4 000 milliards de dollars américains dans les bus publics, les trains et les voies ferrées rapporterait 1 000 milliards de dollars américains de bénéfices annuels dans les 10 premières années, si la valeur actuelle nette est d’environ 19,600 milliards de dollars américains – le plus important de tous les investissements modélisés. Il s’amortirait d’ailleurs en seulement un an, avec des retours importants sur les économies de propriété de véhicules, des économies sur les coûts d’exploitation et de carburant, grâce à une utilisation réduite des véhicules, ainsi que des économies de temps de trajet et de congestion.

En conclusion, ces trois investissements en de transport urbain, soit des véhicules plus efficaces et électriques, changement de mode vers les transports en commun et réduction de la demande de déplacements motorisés, sont aussi profondément interconnectés. Par exemple, la réduction de la demande de déplacements en véhicules motorisés signifie qu’une ville pourrait fonctionner avec moins de véhicules, ce qui pourrait réduire les besoins d’investissement totaux pour l’électrification des véhicules et des fonds gratuits pour d’autres services publics indispensables. En raison de ces effets profonds sur la l’environnement, la santé, l’économie et la qualité de vie, l’amélioration des transports urbains peut résoudre de nombreux problèmes en même temps. Au final, avec une analyse de rentabilisation aussi solide et un retour sur investissement démontrable pour plaider en faveur d’investissements dans le transport durable, les gouvernements ont l’obligation morale d’agir.